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Le spread français met les marchés d'actions sous pression
information fournie par Reuters 21/08/2026 à 12:44
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Le quartier financier et d'affaires de La Défense, près de Paris

Le quartier financier et d'affaires de La Défense, près de Paris

Alors que le marché obligataire ‌américain a été sous le feu des projecteurs cette semaine, l'attention ​des analystes de Barclays s'est portée sur la France, deuxième économie de la zone euro, selon une note publiée vendredi.

Les rendements des obligations françaises ​ont augmenté à un rythme plus rapide que leurs pairs, portant le "spread", soit la différence ​de rendement entre le Bund allemand à ⁠10 ans et l'OAT française équivalente, à son niveau le ‌plus élevé depuis janvier 2025, lorsqu'il avait touché 86 points de base.

De plus, les obligations françaises affichent des performances inférieures ​à celles des ‌pays traditionnellement plus endettés de la zone euro, les ⁠coûts d'emprunt français étant supérieurs à ceux de l'Espagne et de l'Italie.

Cela a entraîné une sous-performance des actions françaises, selon les analystes de Barclays.

Les ⁠swaps de défaut ‌de crédit à cinq ans de la France, qui constituent ⁠essentiellement une protection contre un défaut de paiement, ont atteint vendredi ‌leur plus haut niveau depuis fin mars.

"Bien que la ⁠plupart des mauvaises nouvelles se reflètent sans doute dans ⁠les valorisations, il est ‌peu probable que l'incertitude budgétaire et politique accrue en France s'estompe rapidement", ​écrit Barclays.

"Avec les négociations budgétaires ‌et les élections qui devraient maintenir la pression sur la France à un niveau élevé au ​cours des prochains mois, les spreads OAT pourraient rester élevés, continuant ainsi, selon nous, de constituer un frein pour les actions ⁠françaises exposées au marché intérieur."

Vers 10h15 GMT, le rendement de l'OAT à dix ans perd 0,2 point de base à 4,1149% et le deux ans perd 1,3 point de base à 3,0246%. Le "spread" grimpe à 85,69 points de base.

(Rédigé par Samuel Indyk ; version française Augustin Turpin ; édité ​par Benoit Van Overstraeten)

9 commentaires

  • 15:17

    jcsmits, où est la légende? C'est une triste réalité, un boulet pour financer le copinage à tous les niveaux.
    Le Danemark affiche un taux de prélèvements obligatoires d'environ 45,5 % à 45,8 % du PIB, devançant ou talonnant la France (environ 45,3 %) selon les années.


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